Phèdre en solo

Phèdre, c’est la tragédie de la parole. Nous renfermons des monstres et notre langue se charge de les libérer.
Trois aveux se succèdent dans Phèdre. Le dernier aveu génère un mensonge qui provoque une invocation qui aboutit elle-même à la mort et à la désolation. Associée au désir, la parole révèle sa puissance dévastatrice.
Racine, chargeant sa pièce de motifs symboliques, suscite en nous un trouble et une émotion incomparables.

 «  De quoi viens-tu flatter mon esprit désolé ?
    Cache-moi bien plutôt, je n’ai que trop parlé.
    Mes fureurs au dehors ont osé se répandre,
    J’ai dit ce que jamais on ne devait entendre. »

PHEDRE

Ma mise en scène de Phèdre s’éloigne du réalisme relatif expérimenté avec Andromaque et Britannicus. Huit écharpes de couleur sont disposées sur deux portants. Chacune est attribuée à un personnage. Pour jouer Hippolyte, je tire l’écharpe beige, pour Oenone l’écharpe violette, pour Phèdre l’écharpe rouge etc.
Ce mécanisme est particulièrement clair pour les spectateurs qui suivent ainsi sans aucune difficulté les nombreuses péripéties de la pièce.

(Durée: 1h35)
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