Bérénice en solo

Avec Bérénice, Racine est au sommet de sa subtilité, de sa finesse, de son acuité psychologique. Il y a peu d’éclats, pas de morts, pas de sang.  La violence y est sourde, diffuse, rampante.
Un prince doit renoncer à une reine qui ne l’aime pas. Un empereur doit se séparer de cette même reine, malgré des sentiments partagés. Ainsi, qu’il soit réciproque ou non, l’amour est vain.
Racine habille cette leçon terrible par une beauté formelle inégalée.

 « Je sais que tant d’amour n’en peut être effacée ;
    Que ma douleur présente, et ma bonté passée,
    Mon sang, qu’en ce palais je veux même verser,
    Sont autant d’ennemis que je vais vous laisser ;
    Et sans me repentir de ma persévérance,
    Je me remets sur eux de toute ma vengeance. »

BERENICE
J’ai choisi, pour mettre en scène Bérénice d’utiliser quatre lampes (une par personnage principal et une pour les confidents) avec chacune un filtre de couleur différente. Tout en jouant, j’actionne les différents éclairages. Les personnages sont ainsi facilement reconnaissables.

(Durée: 1h)

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